Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
En Français et en Mentounasc

Un jour de printemps dans nos collines

samedi 6 mai 2017

Un jour de printemps dans nos collines

  • Toutes les herbes des campagnes brillent d’un vert tout neuf et ondulent doucement sous la brise. Les lilas ont succédé aux mimosas. Le seringa est en fête et distille ses parfums envoûtants. Les platanes de l’avenue se plaisent à prodiguer une ombre bienfaisante tandis que, des acacias, tombe la neige parfumée de leurs pétales. Ceux-ci sont déjà –comme vos trente ans– emportés par un coup de vent inattendu. Tout cela est grisant pour celui qui sait se régaler de ces parfums éphémères. Une touffe de primevères me confie qu’elle est bien seule dans ce vallon secret et me dit qu’il lui arrive de bavarder avec le fil de l’eau, celui même qui faisait jadis tourner le moulin de Marcel. Des visiteurs ? Très peu, les jours rares et gris, mais dès les premières clartés du printemps, les papillons et le poète se penchent sur elle à la recherche de sucs connus d’eux seuls. Tout ce que vous me chantez là est bien agréable mais relève de loisir et du rêve, sans doute pour fuir la réalité quotidienne. Par cette belle fin de journée, je redescends à pied de ma campagne. Je suis allé désherber un peu, puis arroser les févettes. Je me suis régalé du chant du merle qui égayait finement cette fin de journée. Puis la nuit est arrivée lentement. Les grenouilles ont commencé à bavarder d’un bassin à l’autre tandis qu’une insistante odeur de jasmin m’entoure subtilement et m’aide à rentrer vers la ville en me parlant tout doucement des choses d’un temps passé. Maurice NARET ************************************************************************************************** Un jorn de primavera ent’e couale-noaishe
  • Toute e erbe de campagne lusan d’un verd nòu e oundejan pian-pian sout’a brisa. U lilà han suchedù à u mimousà. Ou serengà es en festa e destila u se proufume enmascante. E platane de r’avengùa han pieijhé de dounà-nou un’oumbra que fa de ben en tant que da u cassìe cara a néu audouranta de soue petale. Aqueste san dejà – couma u voaishe trent’anne – levàie tout en un còu da un coarp de vent.Tout acò es embriagant pèr qù sa regalà-se d’aquelu proufumi d’un moument. Un cousp de primavere me counfîa qu’ese ben souret ent’aquelou valan secrét e me di que de vote chalabrouna dam’ ou valounet, aquelou que d’un temp fasìa girà ou defici Marcé. De vijhitoù ? Pran poc u jorne ra e grise, ma dam’ e prime quiaroù da primavera, u parpalhoù e ou pouèta se quinan susa da elou à ra recerca de shug qu’elu sourete counoushan. Toute ço que me canté ailì ese ben agreàbile ma partene au temp lìberou e au soann, de segù pèr scapà da realtà de cada jorn. Pèr aquela bela fen d’una journàia d’abrì, recarou à pe da mìa campagna. Su anach à levà un poc d’erba puhi à aigà e favete. Me su shalà dame ou cant dou merlou que ralegrava ra fen d’aquestou jorn. Puhi ra nuech es arribàia pian-pian. E granoulhe han coumença à parla-se d’una pesquiéra à r’autra aloura que r’audoù persistenta dou jaussemen m’envirouna dame finessa e m’ajuha à revenì en vila en me parlent dame douçoù de cause dou tempe passà. (revirada da Solange Mongondry)

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