Société d’art et d’Histoire du Mentonnais

François Marius Ratto, « une graine de héros »

samedi 11 novembre 2017 par Jean claude VOLPI, Jean-Louis CASERIO

FRANÇOIS MARIUS RATTO, « UNE GRAINE DE HÉROS »
Comment ne pas évoquer ce jeune garçon qui était né le 17 avril 1898 à Roquebrune ! Que sait-on de lui ? Son père décédé, était cantonnier de la ville de Roquebrune, quartier agricole de Carnolès. François faisait partie d’une fratrie de 3 enfants dont Adolphe un garçon d’une dizaine d’années son aîné et une sœur. Il fréquentait le patronage Saint-Joseph et allait à l’école communale de Carnolès (instituteur M. Guittard) située rue Victor Hugo.
En Août 1914, le 27ème B.A.C.P. est sur le départ pour Dieuze en Moselle. François qui surveille attentivement les préparatifs au quartier Gardanne de Carnolès, est non mobilisable car il fallait avoir 20 ans pour cela et 18 ans pour s’engager volontaire. Pour lui, la décision est prise malgré les appréhensions de sa mère, veuve Adèle Ratto. Il va suivre son bataillon-fétiche. A Nice d’abord (caserne Riquier) première étape d’un long périple. Puis comment est-il parvenu à se glisser et à se cacher dans le train militaire qui emportera le 27me vers le front de Lorraine. Nul ne le sait ! A-t-il bénéficié de la connivence de quelques alpins complices ? Sans doute ! Il ne sera découvert qu’une fois arrivé à destination.
Face à sa détermination et sans doute une tricherie sur son âge réel dans une période où chaque combattant pouvait compter, le commandant Rénié acceptera qu’il reste. François Ratto, le jeune « bleu » engagé volontaire est versé dans la 2ème compagnie. Là, il était chargé d’approvisionner ses camarades avec les musettes contenant soit de la nourriture, soit des munitions. Le 29 août 1914, il se signalera par un acte héroïque. Sous un feu ennemi dense, il réussit à approvisionner un groupe de chasseurs alpins qui allait manquer de munitions. Sa hardiesse fut extraordinaire. Néanmoins la chance va l’abandonner le 23 novembre 1914 près de Langemark en Flandre Belge sur le bord de l’Yser. Un éclat d’obus le blesse mortellement à la jambe. Le lendemain, il décédera à l’hôpital de Furnes (Belgique), ville où il sera enterré au carré militaire du cimetière français parmi les 148 tombes de soldats de toutes armes venues renforcer l’armée belge. Durant ces combats meurtriers sur la frontière franco-belge, 14 chasseurs du 27ème dont François Ratto, trouveront la mort entre le 14 septembre et le 19 décembre 1914.
François Ratto « Mort pour la France » à 16 ans et 7 mois, a été le plus jeune soldat de la guerre 14/18 à avoir reçu la Médaille Militaire, le 15 janvier 1915 à titre posthume. Une rue de Carnolès porte son nom (autrefois un étroit chemin de terre au nord de la voie ferrée longeant un petit canal d’arrosage près duquel sa famille habitait). Une stèle-souvenir a également été apposée au square du 8 Mai 1945 avenue Louis Pasteur. Longtemps, une photo-portrait sous cadre de François Ratto a orné chaque classe primaire de la commune de Roquebrune.
Jean-Claude Volpi

FRANÇOIS MARIUS RATTO, « UNA GRANA DE EROÙE »
Aquelou garçan ese naishù ou 17 d’abrì 1898 à Rocabruna ! ço que sabema d’élou ? Soun paire defuntà, era cantounìe da villa, ent’ou relarg païsà de Carnourés. François fasìa partìa d’una casàia de 3 enfante dame Adolphe un garçan d’una dieijhena d’anne pu grann e una souarre. Elou frequentava ou patrounage Sant-Jausé e anava à scora comunala de Carnourés (dou maïstre Guittard) da carriera Victor Hugo.
En Aoust 1914, ou 27ème B.A.C.P. era prount à partì pèr Dieuze en Moselle. François avìa r’uelh prèss dou relarg Gardanne de Carnourés, mà n’era nan moubilisable perqué carrìa avé 20 anne e 18 anne pèr pilhà ‘n engajament. Pèr élou, avìa dechidà margrà a crenta de sa maire, védoua Adèle Ratto. Va pilhà a séguita dou sen batalhan. Prima à Nissa (caserna Riquier). Puhi arriba à piatà-se n’ou tren dou 27me vers ou froant de Lorraine. Couma a fach ? Nushen nou’ rou sa ! Mà sera descubert à destinacian.
A ratusà sus’ou sen age e rou coumandant Rénié acheta de gardà-rou. François Ratto, ese pilhà couma volountari ent’a 2èma coumpagnìa douna devìa prouvisiounà u se camberrade dame de bissaque de nourritura o de municioù. Ou 29 d’aoust 1914, Choua se segnala pèr un atou eroùicou. S’ou un fueg nemig densa, a regneishù à prouvisiounà un groupe de cachahoù arpin que mancava de municioù. Sa moùtria ese stacha strasourdinària. Mà a chança r’abandouna ou 23 de nouvembre 1914 prèss de Langemark en Flàndria Bèlgica s’a riba de l’Yser. Un squiat d’obus va chapà-rou. Ou lendeman, mouhe à l’ouspità de Furnes (Bèlgica), villa douna sera souterrà au carré militari dou cimeterou francés tra e 148 toumbe de sourdati vengù pèr ajuhà l’armada bèlgica. Ent’aquele batoste mourtale s’a frountiera, 14 sourdati dou 27ème dame François Ratto, troveran a mouart entra ou 14 de setembre e ou 19 de dijhembre 1914.
François Ratto « Mouart pèr a França » à 16 anne e 7 mese, ese stach ou pu jouhe sourdatou da guerra 14/18 à avé rechevù a Medalha Militari, ou 15 de genarou 1915 à tìtoulou poustuma. Una carriera de Carnourés poarta ou sen noum (d’un temp, era un caminet de terra darraire ou camen de ferre n’ou long d’un canaret douna stasìa a soua familha). Un mounument i ese dedicà s’a piaceta dou 8 Majou 1945 avengùa Louis Pasteur. De long, un pourtré de François Ratto a ournà cada quiassa primari da comuna de Rocabruna.
Revirada Jean-Louis Caserio


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