Société d’art et d’Histoire du Mentonnais

La médecine de famille d’autrefois

lundi 22 janvier 2018

Un texte de Marcel Firpo suivi de la revirada en mentonnais de Solange Mongondry Barbéris.

LA MÉDECINE DE FAMILLE D’AUTREFOIS

Nos aïeules étaient loin d’ignorer la vertu des simples ; elles possédaient une infinité de recettes pour le soulagement des maux qui frappent notre pauvre humanité, recettes auxquelles s’ajoutaient certaines pratiques mystérieuses, voire même des incantations.
De temps immémorial, du reste, et sans le secours des médecins, les hommes de la campagne aussi bien que les gens du bord de mer n’ignoraient rien de la vertu de certains végétaux, et ces connaissances se sont transmises, sinon par grimoires, du moins par la voie orale, jusqu’à nos jours.
Les tisanes étaient le premier médicament administré au malade. Elles étaient calmantes : eau de mauve, feuilles de bigaradier ; digestives comme la sauge, la camomille, la verveine ; sudorifiques, comme l’aigremoine, le thym, le romarin, la bourrache, la capillaire ; diurétiques comme le chiendent, la pariétaire, les graines de lin, de courge, l’orge, les queues de cerises. Dans les rhumes, les figues sèches, les jujubes, les pointes de ronce, les violettes, le bouillon blanc. Contre les flatulences le fenouil, comme emménagogue la rue. Contre la jaunisse, l’écorce de grenade ; contre les vers l’eau de fleurs d’oranger, etc, etc…
Comme autres remèdes du règne végétal on utilisait encore :

  • les bains d’inule visqueuse contre les foulures ; la pointe extrême de la courgette et du concombre découpée en rondelle et appliquée sur les tempes contre les migraines ; les cataplasmes de feuilles de figuier de Barbarie contre les inflammations du ventre ; les pelures d’ail et d’oignon pour les coupures ; les feuilles de lys trempées dans l’huile contre les maux d’oreilles et les brûlures ; les feuilles de persil appliquées sur les seins des femmes dont on voulait faire passer le lait ; les cataplasmes de farine de lin, de polente, de mie de pain trempée dans du lait ; des suppositoires, composés uniquement d’une côte de blette taillée en pointe, trempée dans l’huile contre la constipation ; des applications de feuilles de plantain (sept nerfs) pour faire mûrir les abcès ; la feuille de lierre appliquée sur les cors aux pieds ; la racine de clématite qui, frottée sur la gencive correspondant à la dent malade, faisait tomber celle-ci ; Le citron creusé, rempli de sucre et cuit sous la cendre contre les bronchites ; l’ail suspendu en collier autour du cou des enfants ou frotté contre l’ombilic, comme vermifuge ; le vinaigre bu à jeun pour maigrir… Texte de Marcel Firpo . MEDECINA DA FAMILHA DOU TEMP QUE BERTA FIRAVA . Re noaishe maigroù counoushìan re virtù de piante medecinale ; ele poussedavan una pran granna quantità de rechete pèr sfogà u mà que trebulan ra noaisha paura umanità ; rechete auquale ajougnavan quarque pràtique misteriouse, de vote meme quarque encantacioù. Dou temp de Babì-Babò, dau rest, e sensa r’ajutou du médiqui, u ome da campagna e aquelu da riba de marina counoushìan re virtù de tante piante, e aquele counoushence san stache trasmetùe, signan pèr libre de magìa, au menou ouralament, fint à ancuhi. Re tisane eran ou primou rumedi aministrà ent’ ou maraut. Eran carmante : aiga de varma, fuelhe de citrounìe ; pèr degerì : ra sàrvia, ra camamila, ra vervena ; pèr suà : r’agrimònia, ra farìgoura, ou roumanin, ou bourraijh, ra fiausèta ; que fà pishà : ra gramegna, ra candereta (o ra camba-rousseta), re grane de len, de suca, r’uerdi, u pecoule de cerieijhe. Pèr u caterri, re figue seque, re jìjoure, re pounche de baragne, re vioulete, ou tassou-barbassou. Pèr aquelu que petéan, ou fenoulh ; pèr e régoule, ra rua. Coantra r’iterìssia, ra sgùercha de migrana ; coantra u verme, r’aiga nafra …. Couma u autre rumedi dou regnou vegetale counoushian encara : U bagne de nasca pèr re stoarsahure ; ra pouncha estrema da suqueta e dou couguémarou talhàia en rohi e aplicàia sus’ u pousse coantra u mà de testa ; u empiastre de fuelhe de figuiera-mora coantra re enfiamacioù da pansa ; re purelhe d’alh e de ceba pèr re talhahure ; pèr u mà d’aurelhe, re fuelhe de fioù de San Jouan ensupàie ente r’ueri ; pèr fà passà ou lach, se metìan de fuelhe de juverd sus’ u pieche ; u empiastre de farina de len, de poulenta, de mouela de pan ensupàia de lach ; una coasta de biéa talhàia en pouncha, bagnàia d’ueri que se mete ent’ ou cù ; d’aplicacioù de fuelhe de sete-nervi pèr fà mahurà re pousteme ; ra fuelha de léloura metua sus’u cale du pe ; ra raïs d’intreveri que, fretàia sus’ a gengìa da dente marauta, ra fasìa crouà ; ou liman scavà, iempì de sùcarou e cuech souta ra cenre pèr u mà de parmou ; r’alh pendù en coulana au virou dou coal du pichoù o fretà susa r’embourig, couma coantra-verm ; ou vinaigre begù sensa manjà pèr maigrì…. Revirada Solange Mongondry Barbéris, Felibressa mentounasca

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