Société d’art et d’Histoire du Mentonnais

Joseph Marotto : notre boxeur aux mains d’or

Et la revirada en mentounasc : Jausé Marotto : boxaire a e ma d’orou
jeudi 21 février 2019 par Jean-Louis CASERIO, Patrick DIDIER

JOSEPH MAROTTO : NOTRE BOXEUR AUX MAINS D’OR
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Joseph Marotto naît en 1932 à Villorba, près de Trévise. En 1953, après un prometteur début de carrière, ce talentueux poids léger est repéré par le prévôt mentonnais Marcel Guibaud et signe ses derniers succès amateurs au Casino Villarey.
Le 6 août 1953, il effectue ses grands débuts professionnels lors d’un gala organisé par l’Herculis Boxing Club de Menton, terrain Doyen, fief des volleyeurs, avenue Carnot.
Dès 1954, suite à ses nombreuses et expéditives victoires, il rejoint le team marseillais de Pierre Bruno, manager de Gracieux Lamperti. Véritable esthète du noble art, formé à l’académique école de la boxe italienne, Joseph Marotto conquiert Marseille et fait salle comble à l’Alcazar et au Prado Arena.
Référence dans sa catégorie, il croise les gants avec les meilleurs (Akono, Omodeï, Attar, Prigent), fait l’affiche des grandes salles européennes (Palais des Sports à Paris, Milan, Genève) et partage le programme de Nino Benvenuti, Alphonse Halimi ou Galiana.
Son plus grand combat ? Le 5 janvier 1954, dans un Prado Arena affichant complet. Ce Marotto-Fernand Nollet (futur champion de France) se dispute en 10 rounds de 3 minutes : 10 reprises dantesques, menées « à la paille de fer » devant un public debout et hystérique. A l’issue d’un match fou, l’arbitre délivre un verdict de parité.
En 1959, l’épouse de Joseph, la magnifique Mentonnaise Mireille Piras, se languit du Campanin. Joseph quitte Marseille et revient au païs. Il intègre le team monégasque d’Alex Mérialdo et fait le bonheur des soirées pugilistiques du Casino de Beausoleil.
Si la boxe lui procure quelques subsides, elle ne nourrit pas son champion. Maître-maçon, il travaille chez des artisans mentonnais puis rejoint la société Bouygues à Monaco. Très apprécié par Monsieur Bouygues lui-même, il en deviendra un maître d’œuvre reconnu. Nombre de nos belles villas portent témoignage de l’excellence de son travail. Mari et père très aimant, Joseph habite le Fossan puis le Borrigo. Une fois le gong de la retraite retenti, notre boxeur aux mains d’or aimait déambuler sur la Promenade, incognito.
Le temps passe, la légende reste… Salut Champion !
Patrick Didier
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JAUSÉ MAROTTO : BOXAIRE A E MA D’OROU
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Jausé Marotto naishe en 1932 à Villorba, prèss de Trévise. En 1953, aprèss una bella debuta de carriera, aquestou talentuous pés-lengìe ese pilhà en mira da ou Mentounasc Marcé Guibaud e gagna u se darrìe suchesse amatoù au Casino Villarey.
Ou 6 d’août 1953, Jausé debuta couma proufessiounale pèr un gala ourganisà da Herculis Boxing Club de Mentan, terra Doyen, cantan du jugaire de volley, avenùa Carnot.
Da 1954, apress pran de numerouse vitòrie, arriba da ou marselhes Pierre Bruno, manajaire de Gracieux Lamperti. Vérou estètou de r’art nòbilou, fourmà à l’académica scora da boxa taliana, Jausé Marotto counquista Marselha e fa sara piena à l’Alcazar e au Prado Arena.
Referença ent’a soua categorìa, crousa u ganti dame u pu foarte (Akono, Omodeï, Attar, Prigent), fa l’afficha de grane sare d’Europa (Palassi de Sport à Paris, Milan, Genève) e spartishe ou prougrama de Nino Benvenuti, Alphonse Halimi o Galiana.
Ou sen pu belou coumbà ? Ou 5 de genarou de 1954, ent’ un Prado Arena coumpiet. Aquelou Marotto-Fernand Nollet (futurou campian de França) se juegue en 10 rounde de 3 menute : 10 represe dantesque, menàie « à palha de ferre » davant un pùblicou drech e istéricou. A ra fen d’un match de baboule, l’àrbitrou douna r’egalità.
En 1959, a moulhé de Jausé, a magnìfica Mentounasca Mirelha Piras, se languishe dou Campanen. Jausé quita aloura Marselha e reven au païs. Dintra n’a squipa mounegasca d’Alex Mérialdo e fa a felichità de seràie pugilistique dou Casino de Bersourelh.
S’a boxa ri a dounach quarque susside, n’a pa nourrì ou sen campian. Mestre-murahoù, Jausé travalha da u mestierante mentounasque puhi dintra ent’a soucietà Bouygues à Moùnigou. Pran aprecià da Mounsù Bouygues elou-meme, en venerà un mestre d’obra recounoushù. Numerouse de noastre belle villà poartan testimouniança de l’echelença dou sen travalh. Marì e paire pran amant, Jausé stà ent’ou Foussan puhi ent’ou Bourig. Una vota qu’ou goung da retreta a sounà, noaishe boxaire a e ma d’orou i apieijhìa tant de caminejà s’a Proumenada, encognito.
Ou temp passa, a legenda sta… Salutou Campian !
Revirada da Jean-Louis Caserio, Félibre Majoral


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