Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
LE COIN DU MENTOUNASC DANS NICE-MATIN

« Danse à gogo » au Palais de l’Europe - « Dansa à breti »

Texte de J-C Volpi et Revirada en mentounasc par Solange Mongondry

Avec ’’les années Sixties’’
« DANSE À GOGO » AU PALAIS DE L’EUROPE
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Dans les années 1960, Menton n’était pas à l’abri des réalités qui vont révolutionner la France en la modernisant pour connaître le fameux pic de Mai 1968. Sur le plan musical, avec ’’les années Sixties’’, on connaîtra également la Beatlemania et la ’’British Invasion’’ (terme journalistique pour qualifier l’arrivée massive de groupes musicaux britanniques qui vont faire exploser les vieilles musicalités du continent européen).
La Principauté de Monaco qui dispose de sa propre télévision et de sa radio sera à l’avant-garde de ce mouvement dans le Sud-Est et donc sur notre territoire. Sur le terre-plein qui accueillera ultérieurement le Hall du Centenaire (1965) puis le Grimaldi Forum, Radio Monte-Carlo va bénéficier du montage d’un chapiteau en bord de mer. Hormis quelques soirées dédiées au catch, cela lui permet tous les soirs, du 30 juin au 1er septembre 1963, de faire danser la jeunesse locale sur des rythmes endiablés produits par des formations musicales que RMC a découvert. Ainsi est né « Danse à gogo sous le chapiteau du Larvotto ».
Dans la foulée et forte de cette expérience, elle souhaite élargir sa présence dans d’autres villes azuréennes. C’est ainsi qu’à l’orée de l’été 1963, Francis Palmero, le député-maire de Menton est contacté par Radio Monte-Carlo qui lui propose d’utiliser l’immense hall de l’ex-Kurssal Casino (nouvellement remis à neuf après 33 ans de quasi inactivité et rebaptisé dans l’air du temps ’’Palais de l’Europe’’), cela pour trois lundi en soirée de ’’Danse à Gogo’’, titre de l’émission-phare qui est diffusée depuis ses antennes du Mont-Agel tous les soirs vers 22 h. Le but de la station de radio est de renouveler son image auprès des jeunes auditeurs au travers de ses orchestres de rock et de twist dont elle fait la promotion : les Guardians, les Schtroumpfs, les Fingers ou Michèle et ses Wouaps… Dans la salle bondée de la première ’’Nuit des Copains’’, c’est l’enthousiasme, chaque morceau est accueilli par un tonnerre d’applaudissements qui se prolonge dès la fin du morceau. Tout se passe à peu-près bien grâce à un important service d’ordre avec une jauge maîtrisée bien qu’importante et enthousiaste.
Par contre, pour la deuxième édition, toute la jeunesse des alentours veut participer et profiter de l’événement. Les teen-agers sont venus en nombre. A l’entrée, une cohue indescriptible et un service d’ordre débordé. Sous la bousculade juvénile, une des grandes portes d’entrée est pulvérisée. Les peintures auront également à souffrir, le 1er étage du Palais de l’Europe est bondé.
La 3e soirée sera déplacée au parc de la Madone, en plein air, où un grand plancher, servant de scène, est installé dans l’urgence. Là aussi, la police aura fort à faire, surtout celle des mineurs surveillant les jeunes couples qui s’égayent dans la nature. Pour le Palais de l’Europe, l’expérience ne sera plus reconduite, le maire déclarant : « suite aux essais de Danse à Gogo, l’établissement est désormais d’une qualité incompatible avec des événements populaires de ce genre ». Mais l’événement aura pour effet d’insuffler de l’énergie dans la création à venir de jeunes groupes locaux pop-rock ou jazzy formés par des musiciens mentonnais en herbe.
Jean-Claude Volpi avec la participation de Richard Projetti
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Ent’ u « anne shushanta »
« DANSA À BRETI »
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Ent’ u anne shushanta, Mentan noun era parà de realtà que van revouluciounà ra França pèr counoushe ra pouncha famousa de Majou 1968. Pèr a mùsica, dame « les années Sixties » counousherema tamben ra « Beatlemania » e ra « British Invasion » (paraula journalìstica pèr qualificà r’arribada empourtente de mànigue musicale inglese que faran chopà re vielhe musiquejade dou countinent euroupenc).
Ou Prenchipatou de Moùnigou que dispousa da soua televisian esclusiva e da soua radiò serà à r’avangàrdia d’aquesta empulsian ent’ ou sud-levant e dounca sus’ ou noaish territòriou. Susa ra pianura douna pu tardi serà ou « Hall dou Centenari » (1965) puhi ou « Grimaldi Forum », Radiò Mounte-Carlo beneficierà dou mountage d’un capitelou en riba de marina. En foara de quarque seràie dedicàie ent’ ou catch, acò ri permete, da ou 30 dou mes de San Jouan fint’ au primou de setembre 1963, de fà balà cada sera ra jouventù loucala dame una mùsica au ritmi endiavoulà ; re fourmacioù musicale eran stache descuberte da RMC. Aishì ese naishù « Danse à gogo sous le chapiteau du Larvotto » vourent à dì : dansa à breti souta ou capitelou dou Larvotto.
En meme temp, foarta d’aquela speriença, ela vouhe alargà ra soua presença ent’e autre vile da Coasta. Es aishì que pèr r’estade 1963, Francis Palmero, ou mera-deputatou de Mentan, ese pilhà lenga da Radiò Mounte-Carlo que proupousa d’utilisà ou « Kurssal Casino » d’un temp, deventà « Palassi de r’Euròpa » apréss que siegue stach refach de nòu ; noun avìa pù siervì despùhi 33 anne. Ou proujetou era de tre lunerdì de sera de « Dansa à breti », tìtoulou de r’emissian-moudelou qu’ese difusàia cada sera despù e antene da Coala d’Argé. Ou moutivou da stacian da radiò ese de renouvelà ou sen aspet press du se jouhe auditoù da u ourquestre de « rock » e de « twist » pèr fà-n’en ra proumoucian : u « Guardians », u « schtroumfs », u « Fingers » o « Michèle e u se Wouaps »… Ente ra sara piena à noun se rou crè da prima Nuech du Camberade, ese r’entousiasmou : cada peça ese rechevùa dame un roumb de picade de ma prouloungàie. Tout se passa scaijhi ben dame r’ajutou d’un siervici d’oùrdine empourtent e afougà.
Enveche, pèr ra segounda ediciàn, tout u jouhe de r’envirou voaran partichipà e proufità de r’aveniment. A jouventura ese vengùa pran numerousa. Pèr intrà, i era ‘n abrivou endescrivìbile, dame pran de bourdelou e ou siervici d’oùrdine desbourdà. Re rounsade d’aquela jouventù a rout una granna poarta d’intrada. Re pinture san scarpentàie tamben ele, ou primou pian dou Palassi de r’Euròpa ese mai que pien.
Ra tersa seràia serà despiaçàia ent ou Parc da Madona, defoara, dame un grann sourìe per scena. Ailì tamben, ra pouliça aura pran da fà, specialament aquela encarregàia du jouhe que noun han encara ra majourità e que se spantegan en coùbie ente tout ou Parc. Pèr ou Palassi de r’Euròpa, ra speriença noun sera mai pu renouvelàia ; ou Mera ha dequiarà : « apress aquele prove de Dansa à breti, ou Palassi ese d’aquì en là d’una qualità encoumpatìbile dame d’avenimente poupulari paresque ». Ma r’aveniment aurà pèr sèguita d’envigourì ra creacian à venì de jouhe mànigue loucale « pop-rock » o « jazzy » coumpousàie de musicante mentounasque en devenì.
Revirada Solange Mongondry Barbéris


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