Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
LE COIN DU MENTOUNASC DANS NICE-MATIN

Une partie de notre patrimoine local à ne pas négliger... par Jean Raybaut

Texte en français et Revirada en Mentounasc
dimanche 16 mai 2021 par Jean RAYBAUT, Solange MONGONDRY BARBERIS

Patrimoine urbain privé :
NOS BELLES PORTES ANCIENNES
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Parler du Patrimoine c’est parler, habituellement, des grands monuments, des réalisations remarquées, préservées, entretenues visitées et commentées que nous ont légués nos ancêtres…parfois très lointains. C’est cela, mais pas que…
On remarque dans le mot patrimoine la racine « père » : le patrimoine c’est tout simplement ce que nous ont légué nos pères : en font partie toutes ces constructions remarquables comme les Châteaux (de la Loire et d’ailleurs) les Arènes de Nîmes, la Tour Eiffel, mais aussi N.D. de Laghet, le Viaduc du Caramel… le Mentounasc, le Barba-Jouan, que sais-je encore ? Tout ce que des siècles de travail, de recherche, de talent, de bon goût et d’amour nous offrent encore.
Il serait regrettable que seules les productions importantes aient le droit de s’inscrire dans le grand livre du « patrimoine ». Nous apprenons de temps à autre que telle œuvre a été classée dans le célèbre « patrimoine mondial de l’Humanité » (depuis 1972) ; mais nous savons aussi qu’il existe un grand livre, dans notre mémoire et notre cœur, qui lui, concerne et conserve un patrimoine régional voire local : y est inscrit ce que nos anciens ont su ou pu créer au cours de siècles passés et dans les domaines les plus divers.
Nous n’allons pas vous proposer la liste de ce que vous devez voir. Il vous appartient de parcourir votre « coin ». Il n’est pas toujours nécessaire de « faire des km ». Il est indispensable, en revanche, d’affûter votre regard, d’user de votre curiosité. Ne négligez aucun détail, prenez votre temps, et là tout près, vous vivrez un moment de bonheur : oh ! Ce que vous venez de découvrir n’aura pas l’ampleur du Pont de Tancarville, la majesté du Château de Versailles, la taille du Colisée, mais un bel Olivier tri ou quadri centenaire…un vieux « pointu » remis à neuf, un moulin à huile qui propose encore, après des siècles, ses bons et loyaux services…font eux aussi partie de notre patrimoine.
Notre ville, notre quartier, peut-être même notre rue peuvent, ne serait-ce qu’un instant, nous procurer ces petits moments de bonheur qui font oublier les trop fréquentes agressions du mauvais goût et de la vulgarité.
Nous nous proposons d’attirer votre attention sur deux éléments devant lesquels vous passez chaque jour, peut-être trop vite, préoccupé sans doute : alors « refaites surface » regardez, scrutez, ralentissez et vous découvrirez de belles portes, certaines bien vieillissantes qui veulent sortir de la triste banalité. Ainsi, nous avons le bonheur de passer tout près de jolies réalisations qui nous éloignent de la monotonie, du « fait en série »… et vous remarquerez, (mais dépêchez-vous !) qu’une simple porte pouvait sortir de la banalité, offrir autre chose qu’un plat et morne plateau …et s’offrir le luxe de se parer d’une grille originale. Certes elles ne sont pas inscrites au Patrimoine de l’UNESCO…mais quel bonheur de pouvoir encore les caresser du regard en déplorant leur disparition progressive…
Jean Raybaut
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Patrimoni
RE NOAISHE BELE POARTE
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Parlà dou Patrimoni ese parlà, nourmalament, du grosse mounumente, d’obre remarcàie, servàie, mantenìe, vijhitàie e coumentàie que nou han legà u noaishe antenati fint dou temp de Babi-babò. Es aishì, ma pa soulament.
Se remarca ent’ou mot patrimoni ra raïsa « pàire » : ou patrimoni ese basta ço que nou han laishà u noaishe pàire : i san tout’aquele coustrucioù remarcàbile couma u Casté ( da Loire e dau rest), re Arene de Nîmes, ra Tourre Eiffel, ma tamben N.D. de Laghet, ou Poant-Grann dou Caramel, ou Mentounasc, ou Barba-Jouan, e qù sa ço que encara ? Tout ço que u sécouli de travalh, de recerca, de talentou, de pran de gust e d’amoù nou regalan encara.
Serìa pecà qu’e prouducioù empourtente aigan, ele sourete, ou drech d’esse marcàie ent’ ou libre grann dou « patrimoni ». Sema avisà d’un tant en tant que tale obra ese stacha quiassificàia ent’ ou chélebre « patrimoni moundiale de r’Umanità » (despuhi 1972) ; ma sabema tamben qu’esiste un libre grann, ent’a noaisha memòria e ou noaish couhe, que elou, touca e counserva un patrimoni regiounale magarra dou païs : i es enscrich tout ço que u noaishe vielhe han saupù o poushù creà ent’ u sécouli passà e ente re specialità re pù diferente.
Noun vou proupousema ra lista de ço que vou car gardeà. Vou reven de percourre ou voaish « cant ». Noun ese pa nechessari de « fa pran de km ». Ma vou car assoulutissament afirà ra voaisha uelhada, gaudì ra voaishe curiousità. Noun stasé à negligentà menga de detalh, pilhé tout ou voaish temp, e ailì dapé, viveré un moument de felichità : oh ! Ço que vené de descurbì n’aurà nan r’envergura dou Poant de Tancarvilla, ra maestà dou Casté de Versailles, ra granessa dou Coliséou, ma un belou aurevìe centenari tre o quatre vote … un vielh goussou refach de nòu, un defici que founciouna encara apréss de sécouli de bo e regulari siervici … partenan, elu tamben, ente ou noaish patrimoni.
Noaisha vila, noaisha countrada, forshi meme noaish camen poaran, serìa qu’un moument, proucurà-nou aquelu pichoù moumente de felichità que fan scourdà-se re agrecioù trop abituale dou marri gust e da vulgarità.
Se pourtema voulountari per atirà ra voaisha atencian susa dou elementi qu’i passé davanch cada jorn, forshi trope vitou, preoucupà de segù : aloura, répilhè-vou, gardéè, esaminè ben, anè adàijhou e decurbérè de bele poarte, quarqu’une que vielhishan ben, que noun voaran partenì à ra triste ensignifiensa. Aishì, avema ra fourtuna de passà dapè de pran bele realisacioù que nou scartan da mounoutounìa, dou « fach tout istess »… e remarquerè, (ma despachè-vou) qu’una poarta touta sèmpliche pourìa n’esse pa ourdinari, poarge autra causa qu’una surfaça chata e fouscousa … e regalà-se ou lussou de muhà-se dame una graìlha particulari. Chertou noun san pa scriche ent’ou patrimoni de r’UNESCO … ma que fourtuna de pourè encara caressà-re d’ou regard en regretent ra soua desparician prougressiva …
Revirada Solange Mongondry Barbéris


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