Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
LE COIN DU MENTOUNASC DANS NICE-MATIN

Le Club Lyrique de Menton dans les années 1970

un texte en français de Jean-Louis Caserio et sa revirada par Solange Mongondry Barbéris

LE CLUB LYRIQUE DE MENTON

Dans les années 1970, notre cité a eu la chance de posséder une belle troupe de music-hall : le Club Lyrique de Menton. Pierre Falconnet en était alors le président fondateur, entouré de Jacqueline Duparc, vice-présidente, Monique Fulconis, secrétaire - trésorière et de Jean-Jacques Falke.
Le Club Lyrique arrivait toujours à présenter des spectacles de grande qualité… Mais le président Falconnet reconnaissait volontiers la difficulté pour une troupe d’amateurs de monter des spectacles d’opérette. Pourtant, les animateurs ont toujours su recruter avec bonheur chanteurs, danseurs, comédiens, musiciens… Le conservatoire de musique (Ady Molinari) prêta de jolies voix avec Nicole Doumène, Jane Tizano, Myriam Moreau… Et l’on fit venir le chef d’orchestre Jean Panizzi de l’Opéra de Monte-Carlo avec les belles voix de Cécilia Carli, Daniel Naime, Jean Frarin, Serge Bréhon… D’autres artistes comme Anne Guyenet, Tony Scad, Raymonde Sola, Alain Porro, François Tamburini, Germaine Mandrillon… prêtèrent leur concours. Tout comme Katherine Martin et ses élèves qui assuraient la chorégraphie.
Il fallait encore trouver les décors, costumes et accessoires. L’équipe du Palais de l’Europe apporta ses compétences techniques (Lucien Velasque, Edmond Palmero, Jaqui Truchi, Antoine Viale et Yves Ansaldi qui faisait des prouesses à l’éclairage !)
Les spectateurs étaient au rendez-vous et le théâtre faisait le plein pour les représentations données par le Club Lyrique, « une toute jeune troupe aussi sympathique que dynamique et qui trouve dans ces réussites une belle récompense pour l’effort qu’elle fournit en faveur de l’art lyrique., écrit en 1974, René Doumène, journaliste à Nice-Matin.
Le Club Lyrique accumule les succès : en 1972, avec La Revue 1900, en 1974, avec Les Saltimbanques de Louis Ganne ; et une belle réussite pour les chanteurs et comédiens (Jacqueline Duparc, Cécilia Carli, Antoine Viale, Olivier Benezech, Franck Emmanuel, Monique Fulconis), Katherine Martin et ses danseuses, les fanfares de l’Orphéon et des Olympic Majorettes, l’orchestre sous la direction de Jean Panizzi. La presse n’est pas avare de compliments : « cette représentation fut un spectacle total, un rég al pour les yeux et les oreilles. On attend avec impatience la prochaine production du Club Lyrique de Menton. »
La Veuve joyeuse, incarnée par Cécilia Carli en 1975 ; ce fût ensuite La chaste Suzanne avec Monique Bost, La fille de Madame Angot (Jacqueline Duparc), Du music-hall à l’opérette...
En 1976, le théâtre du Palais de l’Europe est à nouveau comble pour la représentation de Il était une fois Offenbach en hommage à Jacques Offenbach, le grand compositeur d’opérettes et d’opéras-bouffes du XIXème siècle. Un spectacle souriant pour lequel les ballets de la célèbre Marika Bésobrasova qui, dans le décor du Maxim’s, dansèrent un can-can très enlevé ! « Un beau travail d’équipe qui caractérise la sympathique troupe du Club Lyrique et qui explique en grande partie son succès, conclut René Doumène ».
Jean-Louis Caserio
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OU CLUB LÌRICOU DE MENTAN
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Ent u ane 1970, noaisha vila ha augù ra chança de poussede una bela banda de mùsica : Le Club Lyrique de Menton. Pierre Falconnet ‘n era ou president-foundatoù, entournià de Jacqueline Duparc, souta-presidenta, Monique Fulconis, secretairis-tresourìa e de Jean-Jacques Falke.
Ou Club Lìricou pervenìa sempre à fà vé de spetàcouli de granna qualità … Ma ou president Falconnet ametìa vourentìe ra difigurtà, per una coumpagnìa d’amatoù d’ourganisà de spetàcouli d’ouperete. Entant, u animatoù han sempre saupù engajà, dame boana fourtuna, cantaire, balarine, coumediente, musicante … Ou counservatori de mùsica prestava de bele vouse… E s’ese poushù fà venì ou mestre de mùsica Jean Panizzi de r’Opera de Mounte-Carlo
U spetatoù eran sempre à r’encontrou e ou teatrou era iempì per qua de rapresentacioù, « una pran jouhe stroupa tantou simpàtica que dinàmica e que trova ent’e soue reüshite una bela recoumpensa per ou sforsou qu’ela fournishe en favoù de r’art lìricou » screvìa René Doumène, gazetìe à Nice-Matin.
Ou Club Lìricou amourouna u suchesse : en 1972, dame La Revue 1900 ; en 1974, dame Les Saltimbanques de Louis Ganne ; e una bela reüshita per u cantàire e u atoù. U journale fan pran de coumpimente : « aquesta rapresentacian ese stacha un spetàcoulou assoulut, perfét, una boana-causa per u uelhe e per re aurelhe. S’aspera dame pran d’empaciença ra prouducian à venì. »
Puhi i ese stach La Veuve joyeuse, en 1975 ; en séguita, La Chaste Suzanne, La fille de Madame Angot...
En 1976, ou teàtrou ese torna toutalament iempì per ra rapresentacian - oumage à Jacques Offenbach, ou grann coumpousitoù dou sécoulou 19. Un spetàcoulou alegrou dame u balete de Marika Besobrasova pran counoushùa. Aquelu balete, ent e tendine dou Maxim’s, han balà un « can-can » endiavoulà ! « Un belou travalh de squipa que caraterisa ra simpàtica banda dou Club Lìricou e que fà capì, per una granna part, ou sen succhéss. » counclude René Doumène.
Revirada Solange Mongondry Barbéris


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