Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
LE COIN DU MENTOUNASC DANS NICE-MATIN

Genarou 1985 – Ou Foussan devengù una pista pèr fà de luja

Revirada en mentounasc de Mauri Osicki-Ampolini d’après une anecdote de Patrick Traversari
lundi 20 février 2023 par Mauri OSICKI - AMPOLINI

Le 6 janvier 1985, un manteau blanc recouvrait la ville ; dans le Fossan, les voitures avaient du mal à remonter la côte.
Et pourquoi ne pas essayer de faire de la luge ?
Une anecdote de Partick Traversari et la revirada en mentounasc de Mauri Osicki-Ampolini,

JANVIER 1985 - LE FOSSAN DEVIENT PISTE DE LUGE !

Une ancienne carte représentant les températures en France en 1985 et la situation climatique de ce début d’année 2023 m’ont remémoré la situation à Menton au tout début de l’année 1985 : un froid glacial et de la neige sur toute la ville…
D’après mes souvenirs d’adolescent, cette situation de neige et de froid vif n’était pas exceptionnelle mais les vieux Mentonnais n’avaient pas souvenir d’avoir vu si tôt dans l’année, les plages et les jardins recouverts d’une couche de neige, même fine. En février, c’était concevable, mais pas en tout début janvier ! Ainsi, nous pouvons nous rappeler du mois de février 1956 où des skieurs slalomaient dans la rue Loredan-Larchey, où les voitures, même des cars, chaussaient les chaînes pour accéder à des endroits un peu pentus. Par endroits, la neige atteignait 20 cm d’épaisseur et, cette année-là, le Corso ne put avoir lieu.
En 1985, du 4 au 18 janvier, une vague de froid d’une intensité exceptionnelle (-24°C à Luxeuil-les-Bains) a sévi en France ; le 7 janvier, un fort épisode neigeux s’est fixé sur toute la moitié nord du pays mais aussi au Pays basque et sur la Corse. Les 8 et 9 janvier, les températures étaient largement descendues en dessous de -15°C. A Nice, il est tombé 38 cm de neige ; on y a relevé des températures de −7 °C.
Le 6 janvier, à Menton, un manteau blanc recouvrait la ville ; le Berceau avait des allures de Mont-Blanc ! Les voitures avaient du mal à monter la vallée du Fossan où j’habitais. Elles patinaient, se mettaient en travers et quelquefois se tamponnaient, heureusement sans gravité.
J’avais alors postulé à un emploi saisonnier dans le cadre de la Fête du Citron et j’allais en haut du Fossan, aux « abattoirs » devenus des bâtiments municipaux où étaient assemblés les chars des corsos.
Mon rôle était très modeste : accrocher les élastiques qui allaient servir à maintenir oranges et citrons sur les motifs des chars ! Ce travail répétitif ne permettait pas du tout de se réchauffer : j’avais des « batônnets » à la place des doigts ! Un brasero put être improvisé dans un vieux fût en tôle ; des chutes de bois inutilisées, des restes de décors laissés par les maquettistes ont fait le bonheur de l’équipe…
Une grande chute de contreplaqué « échappa » pourtant aux flammes. Longue d’environ 3 mètres, bien trop grande pour le braséro, elle servit à faire… une grande luge ! Et, c’est ainsi que 4 ou 5 jeunes dont je faisais partie se retrouvèrent vite dessus à dévaler le Fossan comme des zouaves sur la neige. Inutile de préciser que l’engin qui n’était pas du tout stable se retournait tous les 20 mètres... Que de rires et quel souvenir !
Patrick Traversari
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GENAROU 1985 – OU FOUSSAN DEVENGÙ UNA PISTA PÈR FÀ DE LUJA
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Una vielha carta, que menciounava re temperature da França de l’ann 1985 e rou temp qu’a fach ent’aquelou prenchìpiou de 2023, m’a remetù ent’ou ment ço qu’es arribà ent’u primi jorne de 1985 : un frei guiaçà e pran de néu dapertout s’a vila…
Couma m’en avisou, aquelu avenamente de néu e de frei vihou n’eran nan echeciounale aquì à Mentan, mà u vielhe n’eran abituà à vé ra grava e ru jardì bianque aishì vitou ente r’ann. Au mes de febrarou era poussìbile mà pa à u primi jorne de r’anàia ! En febrarou 1956 s’ese vist de squilhoù qu’avìan counfoundù ra Carriera dou Musé dam’una pista de squi ; e vature, tamben u care, avìan metù de cahene pèr mountà ente carque luegue un poc en pèndita. A néu fasìa 20 cm de spessoù, e ou Corso da Festa dou Liman n’a pu fà-se.
En 1985, dou 4 au 18 de genarou un frei echeciounale s’es acanì s’a França sensa scourdà aquì da nautre à Mentan. Ou 6 d’aquelou mes de genarou, un manté bianc larg recurbìa tout’a vila ; ou Bress semelhava un poc au Mounte-Bianc !
E vature avìan pran de mà à rampeà n’ou ver de Mentan dounà stasìa, squilhavan, se metìan de stravess e de vote se tapavan sensa trop de mà !
A Festa dou Liman era da poc e carìa preparà e carrete dou corso e pèr acò de jouhe eran empiegà au Fossan ent’u vielhe masé devengù de bastimente munichipale dounà u carru eran bastì. Partichipava dam’elu à mete u lastique sus’e grilhe du carru pèr mantenì, apress, u agrume, limoù e pourtougale. Aquela strepàia noun rescaudava re ma, e avìa u dé couma de bastounete ! Ente una vielha bouta avema fach un fueg dame de toumbà de legna laishà pèr aquelu que avìan fach e maquete du carru.
Un grann toc de couantra-piacà, trop envahissent pèr anà à brujhà ent’a bouta, ese stach trasfourmà ent’una luja. Quatre o cinq jouhe se san metù dame mi sus’aquela piancha e avema avarà ou Foussan. Que de pate avema pilhà mà que d’arrì e ahùra un remembrou enscourdàbile.
Revirada Mauri Osicki-Ampolini


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